
Anvers était la première ville flamande à introduire dès 2017 une zone à faible émission (LEZ). En 2020, la Ville de Gand suivait le mouvement. Les villes peuvent choisir en toute autonomie d’introduire une LEZ, mais les normes qui doivent y être appliquées sont celles émises par le gouvernement flamand. Ce dernier a durci la législation dans une décision récente, interdisant ainsi toutes les voitures fonctionnant au diesel à partir de 2031 dans les centres-villes susmentionnés.
À partir de 2035, les voitures à essence seront également interdites, on ne verra donc que des voitures électriques à Anvers et à Gand. Pour être clair : les deux-roues ne sont pas couverts par ce règlement.
Selon Bart Massin, CEO de Stroohm et vice-président d’EV Belgium, cette décision est justifiée. « Un particulier garde sa voiture pendant 8,5 ans en moyenne. Le timing est donc parfaitement choisi. » Bart Massin espère que cette décision accélérera l’électrification chez les particuliers aussi. « Autant investir dans une voiture électrique puisque sa valeur résiduelle sera plus élevée ».
Mais l’interdiction a également suscité de nombreuses critiques. Par exemple, de la part des socialistes gantois, qui ont déjà indiqué qu’ils aimeraient revenir sur la décision s’ils font partie du prochain gouvernement. Filip Rylant, porte-parole de la fédération de la mobilité Traxio, a également remis en question la décision dans une réaction.
“L’interdiction annoncée (…) aura un impact financier important pour beaucoup de personnes. La valeur de revente des voitures à motorisation thermique va dégringoler de 30 à 40% et beaucoup de gens vont devoir abandonner leur mobilité car ils ne seront pas en mesure d’acheter des voitures électriques (neuves). », – Filip Rylant, Taxio.